La route de l'Est : un voyage à véloUne pérégrination sur les routes de l'Est, en bicyclette.Accueil | Qui suis-je ? | Mon itinéraire| Livre d'or | Album photos | Archives | Amis
Epilogue : deux semaines aprèsSalut à tous,
Voici le mot de la fin, qui viendra conclure cette suite d'article. Il y a donc deux semaines que nous sommes rentrés en Suisse, et très vite - trop vite - nous nous sommes vus replongés dans le rythme rapide de la vie occidentale. Tout notre matériel est revenu intact : Quatar Airwails a pris soin de nos velos, et une semaine après, j'ai pu recupéré la suite de notre équipement qui arrivait par Air Cagro a l'Aeroport de Genève. Tout est donc fini, cette fois-ci, et bien fini. Mais il faut avouer que le retour fut déstabilisant : après huit mois de ce que l'on appelle la liberté (tout au moin, de sensation de liberté), huit mois où nous avions devant nous autant d'espace que nous désirions, huit mois où nos volontés étaient adéquates au monde. Et puis, après quelques heures d'avion qui nous fait bondir par-dessus ce que l'on avait tant aimé (nous vîmes les sables du Balouchistan, à perte de vue, épuisant la solitude même - épuisant la vie, disait Bouvier), on atterrit dans un monde tout petit, tout fermé, et l'on ne comprend pas pourquoi les gents s'agitent-ils autant, à quelle fin? Non pas que l'on soit devenu plus sage - bien au contraire : plus dissipé, plus anarchiste (je veux dire par là : aller contre toute structure close, en perte de respiration, contre la violence de la fixicité), et peut-etre plus concentré aussi, plus passioné -, mais il y avait là un tel décalage entre eux et nous que l'on se demandait comment pouvons nous vivre si differement dans un meme espace? Mais enfin, le voyage continue - comme un lutte contre l'état des choses, comme une révolution silencieuse, qui se fait au dedans de nous - à travers les livres et les projets. A travers les lignes qu'on écrit, pour ne pas perdre le fil du passé - avant que tout soit mangé, bouffé par cet étrange monde-ci. Mais fin des lamentations, et revenons à l'aspect technique du ce voyage : nous étions sur deux Koga Myata Signature (cadre World Traveller), roue 26 ft 42 rayons (je crois...), groupe Shimano Deore (seul le dérailleur arrière était XT), et pneux Continetal Travelcontact (de la vraie merde!). A part les pneux (morts au bout de 2000km...Prenez les Schwalbe, c'est plus cher, mais oh combien plus fiable!), notre équipement c'est avéré fantastique : pas une seule casse en 8000 km! Et j'en profiterai pour remercier NEW BIKE (http://www.newbike.ch/) à Bex pour ses conseils et son soutient! Mais je n'ai pas envie de vous livrer une liste complète de tout le matérielle, de la pompe à eau au nombre de paires de chaussettes! Par contre, je suis tout à fait disposer à prendre du temps pour discuter de cette question avec quiconque intéressé par le voyage à vélo. Voici mes coordonée : ZANARELLI Adrien Les Abeiles 1854 Leysin, Switzeralnd no. tel : 0041788071347. Qu'on hésite donc pas à me contacter!
Voici, je vais m'arreter ici. Ce fut un plaisir que d'avoir tenu ce blog, que vous avez suivi si fidèlement - dédoublant ainsi mon plaisir d'écrire. Au plus tard, l'été prochain je serais à nouveau en selle pour un mois. Ce sera donc l'occasion de vous retrouver! Et dans deux ans, à la fin de la Maitrise, un projet qui me jette des frissons dans le dos, qui me fait rêver encore et encore : la route du Tibet de l'Ouest, le Cap Horn du cycliste. A bientot, et bien a vous ...
Adrien Zanarelli Publié le 26/09/2009, à 19:00, Leysin Mots clefs : Kathmandu flash-infoSalut a tous, Le 29 septembre, en fin d'apres-midi, apres 8029 km et huit mois de route, nous avons passe fierement la grande porte qui mene au stupa de Boudha - le quartier tibetain de Kathmandu - et ainsi s'arretait notre voyage. Drole sensation que celle d'etre arrive...On ne sait pas trop s'il faut s'en rejouir ou non. C'est un moment - comme celui du depart - que l'on a tellement voulu, vecu et revecu en immagination, qu'il semble avoir perdu de sa realite. On ne sait donc plus trop ce qui nous arrive, ni ou l'on est exactement. Il faut du temps, apres 8 mois, pour que le corps et l'esprit s'habitue a la staticite...comme l'on change de vie. En fait, je dois faire vite : dans 5 min., il n'y a plus de courant electrique dans le quartier. Juste vous dire que l'on s'envole demain pour la Suisse, et que les precedents jours ont ete - sans en avoir l'air - tres charge en rencontre, en ripailles multi-culturelles, et puis il a fallu envoyer tout nos bagages par cargo (Quatar airways est moin comprehensive avec les cyclistes que Air Arabia) , et empaqueter le velo dans les regles de l'art. Dans quelques jours, pour clore ce blog, bilan matos, contact, sponsort et quelques photos de Kathamandu. Priez pour nos becanes! Bien a vous.
Publié le 5/09/2009, à 14:04, Katmandou Mots clefs : Retrouvailles avec les AnnapurnasBonjour a tous, Me voila de rentre de mon voyage au coeur des Annapurnas, qui fut pour moi un des magnifiques moments de ce retour au Nepal. Et comme trois ans au paravant, lors du Tour des Annapurnas, tout a commence de la meme maniere : une longue journee a courrir les magazins de trekking, a marchander durement le prix d'une lampe frontale, d'une paire de chassette, d'un dernier T-shirt. Puis il faut courrir au bureau de l'Annapurna Conservation Area, pour obtenir le permis de trekking. Et lorsque tout cela est enfin pret, je peux enfin rejoindre Jonahan au meilleur resto de la ville, avant une semaine de daal bat. Depart en bus, au petit matin, sous une pluie torrentielle - qui met a l'epreuve mon enthousiasme d'amoureux des belles montagnes...Premiere matinee de marche a l'habris de mon parapluie, et ce sont plutot des lignes mentales que je suis, plutot que celles du paysage plonge dans la brume de la mousson. Malgre tout, je suis heureux de marcher, et de marcher seul, en route vers les haut lieu de la terre. A midi, je rencontre des espagnols qui se lamentent de n'avoir vu que le mur gris de la brume, et ils me donnent un kilo de sel contre les sangsues qui pullulent le long de la route. Mais au matin du deuxieme jour, il semblerai que je sois plus chanceux : je dejeune d'un porridge et d'une tasse de the face a l'enorme face sud de l'Annapurna Sud. Ainsi ce jour-la, je me mets en route plus en forme que jamais, et ce n'est qu'a la tombee de la nuit que je m'arreterai dans un lodge, apres une longue et belle journee de marche - suspendu dans le passage des brumes, qui s'ouvrent parfois sur un enorme pan de roche mouilee, ou sur un bout de glacier qui apparait si haut qu'il semblerait que la montagne s'envole...Pas de sangsues ce jour-la, contre toute attente, mais bien pire : une bande de theologien protestant en mission au Nepal, en sandalettes et la barbe au vent. Mon kilo de sel n'a pas suffit a les faire fuire, et j'ai du accelerer le pas pour m'en debarasser... Le soir, je devore un daal bat en compagnie de quelques porteurs et plonge dans un someille himalayen. Matin du troisieme jour : le brumes se pressent deja au resserrement de la vallee, lorsqu'elle vire a l'ouest et passe les 4000 m. Je presse le pas afin d'arriver avant elles au Camps de Base, mais elles sont plus rapides, et c'est a peine si je distingue la cabane a 10 m. lors de mon arrivee. Il faudra donc s'armer de patience et attendre l'eclaircie - que j'attendrai trois jours s'il le faut! En cours d'apres-midi, d'autre marcheurs arrive doucement : trois jeunes anglais d'Oxford, Christophe - un symaptique parisien avec lequel je ferai toute la descente, et quelques chinois. Court moment d'exitation, lors du coucher du soleil, lorsque se devoile rapidement la face nord de l'Annapurna Sud. Puis tout se referme, la nuit engloutis notre perchoir et la pluie commence a tomber. Peu d'espoire pour le matin, donc. Pourtant, a 4h30, ce sont les exclamations des anglais qui me font sortir du lit. Excite comme un enfant le jour de Noel, je bondis hors du lit sans prendre le temps de m'habiller et plonge dans le froid et le silence. Les montagnes sont violettes, Orion tire ses dernieres fleches par-dela le Machhapuchre, dans la nuit finissante. L'enorme face sud de l'Annapurna I, a plus de 8000 m., s'etale en long devant nos yeux. On reste la, a scruter le moindre details, a vouloir saisir la plus faible variation de lumiere, comme un melomane ecoute une piece qu'il connait bien. On attend, les yeux rives 4000 m. plus haut, pour ne pas manquer le premier eclat de lumiere sur la cime - pour ne pas manquer le moment le plus pur. Et puis, ca y est, a 5h30, la lumiere coule le long de la face sud, qui perd sa douceur violette lorsque la neige devient jaune et le pierre noire. Mais avant que l'on ait eu le temps de se remplir les yeux et le coeur de cette purete-la, un mur de brume s'abat sur nous et met fin au spectacle. Je resterai donc une nuit supplementaire au Camp de Base. Apres-midi a flaner, dormir, parler avec les nouveaux arrivants : le magnifique Salvatore, de Milano, la courageuse Viky, de Barcelonna, un anglais tonitruant. Pas de quoi s'ennuyer donc. Et puis, au matin du cinquieme jour, tout est gagne : le ciel est parfaitment pur, et le spectacle est total. Ce matin-la, je le garderai comme le cadeau d'arrivee de notre voyage, et - lorsque la lumiere est bien etablie - Christophe et moi nous mettons sur le chemin de la descente. Si la montee s'est faite sous le signe de la solitude et de la brume, la descente a ete pleine de joie et de soleil, en compagnie de gents magnifiques et de belles montagnes avec lesquelles nous avions rendez-vous a l'heure de l'apero et du petit-dejeuner. Apres deux jours de vacances a Pokhara, nous allons nous remettre en route demain pour les 250 derniers kilometres vers Kathmandu, a travers le beau et calme Nepal. Une legere tristesse, melee a la joie de vous revoir bientot... Ciao Publié le 26/08/2009, à 08:48, Pokhara Mots clefs : L'Inde : derriere soi...Bonjour tout le monde, Voici quelques nouvelles, flash-back et perspectives de notre dernier mois de voyage. Revenons donc tout d'abords sur un souvenir penible : la fin de notre periple indien. Car pour ne pas avoir a dire que l'Inde m'a deplu, disons plutot qu'elle ne fut pas des plus facile... Il y a deux semaines, nous avons du quitte a regres la belle Amritsar pour reprendre la route de Katmandu. En quittant les nobles sikhs pour revenir a la masse indoue, nous n'avons certes pas gagne au change : le sikh est grand, fort et bien nourri, d'une belle allure rehaussee encore par le port du turbant et du sabre. Et de maniere generale, il est honnete et franc. Cela faisait bien notre affaire, etant donne que l'indou a pale figure a cote de son fiere compatriote. Car l'indien (si j'ose une telle typologie, mais c'est plus pour le plaisir que par recherche de verite) est petit, frele et palot. Il a le teint legerement verdatre (notons que c'est la couleur de la lentille - leur daal quotidien...), ce qui lui donne une allure maladive. Mais surtout, il est fourbe et sans pitie a la vue de l'homme blanc : le commercant ne parvient plus a contenir les litres d'avidites qui s'emparent de son esprit a notre vue. Et les prix grimpent ridiculement haut qu'on croirait a une disette et que le riz se fait rare, et l'on ne sait plus s'il faut en rire (il faudrait toujours pouvoir en rire, mais parfois on s'enerve un peu...) ou en pleurer. Dire que chez les muslims, on devait se battre pour pouvoir payer quelque chose; avec les indous, on doit se battre pour ne pas payer trois fois plus... Quelques jours apres notre depart, alors que l'on suffoque sur la Grand Truck Road depuis trois jours - entre les hydrocabures et les 40 degres saisoniers - ma roue avant heurte un caillou dans une descente, le pneu eclate et je chute (heureusement, cote chaussee...) de ma monture. Une fois mes esprits reprits, je remarque que le paume de ma main droite a ete mechament "labouree" par un gros caillou qui est venu se loger dans la chaire. Extraction (dentale, dira-t-on...) faite, on part a la recherche d'un hopital. On en trouve un tres vite; malheureusement, il manque les medecins. Puis on trouve un docteur, mais il se contente de me demander 5 Roupees et de me panser (il devait etre aussi competent que moi en medecine...). Puis enfin, apres un tour en rickshaw, je trouve une clinique, ou on me lave correctement la plaie - sans pour autant la recoudre, allez savoir pourquoi... - , et l'on me fait une pikouze d'antibio. Tout est bien qui fini bien donc, a part que pour rouler, un trou dans la main n'est pas tres pratique... On se voit donc contraint a quelque jours d'arret maladie a Ambala, une petite ville ou il n'y a a peu pres rien a faire. Heureusement, la ville a une gare, et l'on se decide a pousser un bout en train - afin de regagner le temps perdu, et de rejoindre le Nepal au plus vite. Train de nuit donc - le Satluj-Ganga Express - entre Ambala et Rampur, en Uttarakand (contree de paysans et de barabres, dont beaucoup ne sont pas encore advenus a la parole - la-bas, ca grogne, plus que ca ne parle). Un train de nuit en Inde, ca a des allures de mourroire, ou de musee des horreures : corps impudiquement encarteles par le someille, filet de baves de votre voisin du dessus (c'est-a-dire, celui qui dort dans le porte bagagge au dessus de votre tete, a la place des valises) qui vous coule dans le dos, pets sournoisement diffuses par votre voisine qui revient de pelerinage. Et lorsque l'on fini par s'endormir un peu, le voisin d'en face en a profiter pour loger son enorme pied a deux centemetres de vos levres. Rustique, pour le moin... Apres cela, une petite diarrhee et vomissement nous retient encore deux jours dans une ville dont j'ai oublie le nom, puis enfin - avec un long soupir de soulagement - on passe la frontiere nepalaise. Odore dell'India, disait poetiquement Pierre Paolo Pausolini. He bien, l'India : puzza! Tout de suite le contraste se fait sentir : on reveille le douanier pour qu'il nous face notre visa, et l'on s'engage dans un doux Moyen-Age. Car l'Ouest du Nepal est terribelement pauvre, mais pas miserable. Pauvre, mais les gents ont des champs et des betes. Peu connaissent la faim, mais l'electricite manque souvent. On roule tranquillement le long de longues rizieres, et puis viennent les forets qui recouvrent la ligne de l'horizon. Mais a present c'est au tour de Jonath de tomber malade. En plus de la diarrhee, la fatigue devient trop grande pour continuer. On prend donc une decision draconnienne : 12 heure de bus pour rejoindre Pokhara. Apres le Moyen-Age, retour a la civilisation (mais en est-ce une?), aux touristes et aux bonnes bouffes. Nous sommes donc stationne a Pokhara pour la semaine a venir. Mais, puisque - en voyage - il s'agit d'aller jusqu'au bout de ce l'on peut et l'on veut, demain je pars pour une petite montee en solitaire (Jonath restant a Pokhara, car il n'est pas encore en grande forme) au camps de base sud de l'Annapurna, soit une petite semaine de marche. Puis apres cela, une semaine de route a Kathmandu, puis 5 jours de repos avant de rentrer. A bientot
Publié le 17/08/2009, à 15:11, Pokhara Mots clefs : Histoires de tibetains et de sigh...Hello, Now we are in Amritsar, 20 km from pakistan border. Like I said you in my last message, I'll give some informations - for cyclers - about cycling in Spiti Valley . We entered in the Valley form Shimla side and got our inner line permise in Recong Peo (try to get it in Shimla, because it's a big climbe to reach Recong Peo from the main road), in one hour and for a few rupees. After Recong Peo, the road become more and more beautiful, and not too hard for the legs...During one week, we stopped in Tabo - a little village, with a very old monastery - where we met very nice friends, and His Holiness the Dalai-Lama, who came for a teaching (for us, the teaching was a very funny time, with a lot of crazy buddhist foreigners - tacking notes and meditating -, and all the tibetan poeple, eating, drinking and talking in the temple.). In Tabo, if you have a tent, go to the Kunzum Top Traditional Restaurant, where you can camp in the very nice garden of Sonam, for 50 RP/night. After that, we rode for the pass - the Kunzum Lha (4500m.) - on a very very bad road (the worst part begins after Kaza), and slept during two nights next to the pass (wonderful camp site, with nice walk to do around). And we have continued to Manali (the road is still very bad, without asfalt, and cut by the rivers many times, and a lot of traffic). But with enough motivation, it's easy and funny! And one advice : eat "daal bal" every days, and with that, you won't have any problem to climb the pass! Sadly, we start our last month travelling, and in two days, we will take the road for Katmandu (but it's still around 2000 km from here...), our ending point. See you
Bonjour tout le monde, Voici longtemps que nous n'avons pas donne de nouvelles, et nous voila avec beacoup de choses a dire. Mais reprenons depuis Tabo, le petit village ou nous sommes restes une semaine. Nous y avions prevu d'y sejourner deux jours maximum, mais les vicissitudes du voyage en ont decides autrement. Et ces vicissitudes ont pris la forme de quatre personnes - quatre amis - qui nous retenus. Deux tibetains, Tubten et Thubi, exiles en Suisse depuis leur enfance, revenus en Inde pour retrouver leurs familles, leur langue et leur culture. Et puis Jey, une coreenne qui n'a peur de rien (pas meme de partir marcher avec nous, donc en consequence, de traverser des rivieres effrayemmment gonflees, et de descendre les eboulement lorsque la route est coupee, au risque de s'arracher la peau de pieds), que le destin n'a cesse de nous faire croiser, ou que nous sommes dans la Spiti. Et finallement Ludo, un francais qui s'occupe de l'ecole du monastere, un acharne de la Spiti (c'etait la dizieme fois qu'il s'y rendait), et son magnifique cerf-volant - qui nous a valu de beau moment, passes a jouer avec le vent, sur l'helipad du village, alors que le soleil declinait doucement, jusqu'a ce que la soiree et le froid nous surprennent. Notre sejour a Tabo nous a permi de vivre la consecration de notre vie de campeur : un soir, nous avons - dans le jardin ou nous campions - organise une petite crepe-party sur notre rechaud a petrole, pour nous six. Belle soiree, autour de la petite table boiteuse que nous avions installe sous les pommiers du jardin, a la rumeur du brave rechaud qui brulera sans broncher des heures durant. Quelques bieres, du fromage de yack, des fruits, et nous etions les rois du monde qui festoyions en l'honneur des anciens dieux qui habitaient le coin, il y a quelques annees encore, avant l'arrivee des jeeps et des Guest House... Autres points a relever a propos de Tabo : Tabo - dans le cadre de l'histore tibetaine et bouddhiste - a une position essencielle : c'est ici qu'au Xieme siecle ap. J.-C. , Rin' Chen' Zang' Po' - dit aussi le Grand Traducteur - a invite des erudits chinois et indiens pour traduire l'ensemble du Canon bouddhiste en tibetain. Et a partir de ce moment, en lien tres etroit avec le monastere de Tholing - au Tibet (mais qui est a moin de 200 km de Tabo) - le bouddhisme a pu entrer au Pays des Neiges, etre etudie et commente, et a pris ainsi des developpement nouveaux (tel que les Ge' Luk ' Pa', certaine variation du tantrisme, etc). Le monastere temoigne de cette epoque extrement dense : dans l'obscurite du temple central, on devine de magnifiques fresques, dessinee au Xieme siecle, par des artistes venus du Kashmir et d'Asie centrale [Une remarque ponctuelle : quelle difference entre l'agencement d'une mosquee et d'un temple bouddhiste! La mosquee, c'est un espace vide et une direction - Mecca. Allha est saisi avec cela, et c'est tout. Le temple bouddhiste - le Tsuk' Lha' Khang' - procede tout differement : l'espace est rempli de signes de maniere tout a fait execessive, presque anti-esthetique. Et il semblerait qu'il s'agit pour les bouddhistes - bien plutot que de saisir Dieu a la maniere des Musulmans - de construire Dieu, ou les divinites d'un Mandala, de toutes pieces, dans l'espace du temple - comme lorsque le meditant visualise telle ou telle divinite, avant de devenir lui-meme la divinite]. Sur que Kenneth White aurait aime ce lieu, et moi-meme il me plait d'imagine quelques Pandita indiens et sages chinois penche sur les textes, tout occupes a leur traduction, alors que dehors la neige a coupe la vallee du monde depuis des mois, vivants sur leur reserve de tsampa... Fin de la diversion geo-poetique, et retour vers du concret, de la sueur et de la force : la montee au col du Kunzum Lha (4500 m.) A present la route n'est plus qu'une piste de terre, defoncee et coupee de-ci de-la par des torrents qui nous obligent a des acrobaties pour les passer. Mais malgre cela, malgre le vent et l'altitude, je crois que je ne me suis jamais aussi bien senti sur mon velo. On monte doucement vers le col - a midi, on s'arrete pour manger le traditionnel plat de lentilles et de riz, qui nous etonne a chaque fois par l'energie que cela diffuse en nous) - en en fin d'apres-midi, on fait le tour du chorten qui annonce le sommet. Mais nous ne sommes pas satisfait : on poussera nos velos sur un petit chemin, jusqu'a atteindre un autre col, a 4700 m. La, on plante notre tente, en l'amarrant bien contre le vent, face aux enormes montagnes himalayennes. Et on restera deux jours, sur notre perchoire. Le deuxieme jour, on part en expedition, une bouteille d'eau et une grosse boule de tsampa dans le sac: on a repere un sommet, non loin de la, qui doit depacer les 5000m. En fait, il etait a 5500 m. et il nous a fallu 9 heures marche pour atteindre le sommet (deux enormes pierriers, traversee de grosses plaque de neige, puis zig-zag sur le fil de l'arrete) et revenir au campement. On s'effondre, ma tete tape fort (une petite aspirine y remediera) et le lendemain, on reprend notre redescente vers la vallee. Longue, longue redecente, ca monte, ca descent, il pleut, il fait trop chaud, et finallement, nous atteingnons Rupnagar, il y a trois jours. Dans cette petit ville du Punjab, on prend un bon hotel, et on se repose enfin un journee. On y rencontre une symaptique equipe de jeunes, avec qui on fait un petite fete et on se ballade dans les ruelles du Bazaar. Et le lendemain, on se remet en route vers Amritsar, que l'on atteint apres deux bonnes journees de route (nos cuisses, a plat, sont de vraies fusees a present...plus de 7000 km, ca entraine!) . La beaute du Golden Temple m'a surpris : au milieu d'un large bassin carre, repose un temple - de taille modeste - couvert d'ort. Et dans ce temple, des pretres et des musiciens (deux tablas et un harmonium) chante le livre sacre des Sighs (un monotheisme indien, inspire du soufisme perse et le l'hindousme. Cette religion est relativement recente : le premier Guru est apparut dans les environs de 1600, entre Lahore et Amritsar) en permance. Et c'est un vrai plaisir de marcher a pieds nus le long du bassin, sur les berges de marbres blanc, en ecoutant cette belle musique. Et le comble : logement et nourriture gratuite pour tous! Mais la fin du voyage est proche. Apres-demain, on reprend la route pour Katmandu, par l'Ouest du Nepal, patrie des maoiste - nos derniers dissidents. Plus qu'un mois et quelques 2000 km, et l'on mettra le mot de la fin a nos peregrinations. Bien a vous
Publié le 30/07/2009, à 10:00, Amritsar Mots clefs : Rapide message de KazaSalut a vous tous,
Un rapide message de Kaza, chef-lieu (c'est-a-dire cinquante Voila pour aujourd'hui. La suite du programme reste floue : soit en route pour Leh et Shrinagar, ou on redescend vers Mananli-Dharamsalla. On verra bien. Bien a vous. Publié le 17/07/2009, à 07:06, Kaja Mots clefs : Shimla, Himalaya - Sur les pattes du geant...Hello, From now, I 'll write a little abstract for english-speaker friends (specially dedicated to Roger!). We are now in India, after a prefect flight with Air Arabia - very friendly staff, who tooks care of our bike (for bikers, we recommend this compagny, much more than Gulf Air - less expensive, but well-know for breaking bikes). We arrived yesterday in Shimla, and we'll continue to Spiti valley, Laddhak (Manali-Leh) and Shrinagar. During three days, we cycled along the Grand Truck Road, between Delhi (we didn't go into Delhi, we just took the ring road as soon as we cross the Grand Truck Road) and Chandighar - very busy, but manageable if you take time and wake up early. Very hot weather (45 C.) in Punjab, due to expected mousoon. Following message, I will provide you more information about cycling in Himalaya. See you
Bonjour a tous,
Beaucoup de choses a dire aujourd'hui, et il va etre difficile de retrouver le fil des evenements qui se sont succedes a un rythme precipite, durant la semaine ecoulee depuis notre depart d'Iran. Apres les penibles adieux avec la famille Fatemi et l'Iran (mais adieux provisoires tout de meme, car je projette deja un retour imminent...), nous nous sommes rendus a l'aeroport afin d'enregistrer nos bagages. Mais avant cela, il a fallu emballler nos velos avec tout ce que l'on avait sous la main; cordages, papiers remboure, vieux tissus, vetements, et meme avec des vieux tapis que le personnel de l'aeroport nous ont gracieusement offert ! A l'enregistrement, on contabilise - a nous deux - plus de septante kilos en soute, repartis en huit pieces, et vingt kilo de bagages a main, en quatre pieces. Et sans aucun frais supplementaires, cela grace a la sympatie du staff de Air Arabia! Puis l'on s'envole pour Sharjah, aux Emirat Arabes, ou nous avons un transit de vingt heures. Mais notre curiosite nous pousse a quitter l'aeroport pour une petite ballade. Triste monde que sont les Emirats : juste bon pour quelques riches qui prennent plaisir a contempler leur argent, depuis leur Land Rover climatisee. Nous, on dormira sur un petit bout de plage, coince entre la digue du port et la route. Le matin, on se baigne dans une eau trop chaude, avant de se rendre au Musee de la Civilisation Islamique - a moitier par interet, a moitier pour la climatisation. Et deja, la collection de poteries et de ceramiques (ce bleu magnifique que l'on trouve partout, sur la moindre theiere aux grandes mosquees d'Esfahan) venues de Kashan nous rappel a l'Iran comme a un monde tres beau et tres doux, pareil a ses fragiles ceramiques. Quelques heures plus tard, on s'envole pour Delhi, pour y atterrir a 19h30, ou il y fait encore 43 degre. Et on a la grande joie de recevoir tout notre matos et nos velo dans un etat impeccable, pas la moindre egratinure! Decidement, Air Arabia ont ete parfait du debut a la fin! Notre route vers Kathmandu va pouvoir reprendre aussitot, mais avant il faut remonter la becane. Generalement, j'aime la mechanique, mais la, il est 22h00, nous n'avons ni dormi ni mange depuis bien longtemps, et il faut deballer le velo, remonter les pedales, le derailleur arriere, la chaine, regler les vitesses, replacer le guidon et les commandes et refaire toutes les sacoches. Passe minuit, tout est enfin pret, et on s'endort par terre dans la salle d'attente, en attendant que le jour se leve pour plonger dans l'Inde. Car c'est vraiment d'un plongeon qu'il s'agit - pour nous qui etions habitues a la lente prgression des paysage et des coutumes, et qui faisait notre plus grande joie - : immediatement apres l'aeroport, nous voici lance dans la masse organique et puante de la foule indienne. En deux minutes, il nous faut apprendre a rouler a gauche, gerer les rickshaw qui vous arrive dessus en sens inverse - au mepris de toutes regulations -, eviter les vaches, les mendiants qui vous retiennent et les saddhu (sous leur allures sacree, de vrai branleurs...) qui encombrent la chaussee. Zigzaguer entre les ordures et les trous, reconnaitre quel violent coup de klaxon - pareil aux cent autres qui resonnent au meme instant - vous est adresse, sous peine de vous faire ecraser (un de plus, un de moin, sur la masse de monde, quelle importance? Le long des routes, les autorites se sentent obliger de rappeler que : "Life is precious!"...) par un camion Tata qui a plus de klaxon que de freins.... Mais bon, une fois passe le premier mouvement de degout et d'incomprehension (mais je ne saisis toujours pas - en bon occidental - comment on peut vivre dans un tel bordel - car il n'y a pas d'autre mot), on s'y fait assez vite, et ainsi on trouvera sans peine la Grand Truck Road, qui nous fera sortir de Dehli et nous amenera tout au Nord - a la frontiere de l'Himachal Pradesh - apres avoir traverse le Pujab. Premiere nuit en Inde, dans la capagne, sur le toit d'une ferme, a chasser les moustiques. Au petit matin, un soleil rouge - Kali la terrible doit etre entrain de se ballader dans les champs...- se leve a travers une epesse brume, et la chaleur commence a monter. A midi, elle atteint les 45 degres, nous forcant a nonus refugier dans ue chambre d'hotel par trop pourrie (c'est a dire, avec la climatisation). Et apres trois jours de Grand Truck Road, une petite route s'echappe et commence a monter vers Shimla (2200m.)., sur les contreforts himalayens. La route suit d'enorme vallee pleines d'une vegetation debordante, monte abruptement 500m. et redescend 1000m., mais nous sommes en grande forme et avance rapidement. Et quelle joie de se sentir s'elever mete apres metre vers les Himalayas, comme deux fourmis sur les pattes du geant. Et a force de monte, nous sommes arrive hiers a Shimla, petite "hill resort" qui s'est developpee durant les annees de la East India British Compagny. Jolis batiments victoriens, pris d'assaux par les riches indiens en vacance (du reste, toute la station est debordee de vacanciers, qui fuyent la chaleur des plaines. Dans les journaux, on peut lire qu'il n'a jamais fait aussi chaud, et cela a cause de la mousson qui a deux semaine de retard, la chaleur ne cesse donc de monter...). Alors, on fait comme tout le monde ici, on se repose apres notre semaine de course vers les montagnes, et surtout on se prepare a la suite : la vallee du Spiti, puis le Lahul et la petite ville de Leh, et redescente par le Kashmir et Shrinagar. Un peu plus d'un mois, probablement, en pays bouddhiste, avec des vallees a 4000 m et quelques cols a plus de 5000m. Que du bonheur donc, pour les deux derniers mois de notre periple!
Voici donc pour aujourd'hui, et je pense que le prochain message ne paraitra que dans longtemps, etant donne que les connexions internet doivent se faire rares dans les montagnes.
Bien a vous!
Publié le 30/06/2009, à 09:40, Shimla Mots clefs : Famille Fatemi, Boulvard de Sarbaz, Shiraz, IranSalam, Cette fois-ci, c'est la fin : nos visas iraniens se terminent dans deux jours et notre avion part demain pour l'Inde; qu'on le veuille ou non, il nous faut partir et mettre fin a cette longue periode de tranquillite. Mais tous les jours, nous sommes felicites d'avoir choisi de rester a Shiraz : les journees ont coule doucement, entre lectures, ecriture et promenades, et j'ai vraiment l'impression de m'etre approprie ce lieu, d'y avoir habite (ce qui est tout a fait inhabituel pour les cyclistes que nous sommes) suffisement longtemps pour l'avoir fait mien. Tant dans l'appartement que dans la ville, nous y avions nos marques - qui resteront gavees en nous pour un certain temps encore - et qu'il sera penible de quitter. Mais rien de tel que d'insufler une bonne dose de tristesse dans le voyage pour lui donner un peu de relief (s'il viendrait a en manquer...); et puis, on s'en remettra vite : les Himalayas ne sont plus loin, et l'on entendrait deja les tambours des pujas bouddhistes. Pourtant, il est certain que la belle compagnie de Bahareh, Banavsheh et Armaghan - les trois filles de la maison - viendra cruellement nous manquer pour les deux dernier mois de notre periple. Tout cela me faisait oublier de mentionner notre petit voyage a la mode "backpacker" (enfin, c'est beaucoup dire, car mon backpack se reduisait a un petit sachet contenant ma brosse a dent, mon appareil photo, un carnet de note et Les Lettres de la Mere Noire d'Ovide). Nous avons pris le bus pour Yazd, une petite ville coincee entre les deux plus grands deserts d'Iran - Dasht et Lout -, pour y passer quelques jours. On y a trouve une sypatique Guest House ou - a notre habitude - on y a loue une chambre sans lit, pour a peu pres rien, avec vue sur la plus grande mosquee de la ville (le soir venu, lorsque les appels a la priere resonnent dans toutes la ville et que les mosquees se parent de leur plus beau bleu, cela donne envie d'etre musulman...). A Yazd, ce sont surtout d'autres voyageurs que l'on a rencontre. Nous avons eu le plaisir de retrouver, par hasard, Roger et Mireille, deux autres cyclistes suisses rencontres deux mois plus tot au sud de la Turquie! Et, comble du hasard, un peu plus tard, on rencontera un autre couple suisse qui voyagent en tandem. Donc soiree cyclistes, ou l'on parle de kilometres, de routes, de roues, de derailleurs, de pedales, de pneux, de guidons, de selles (autant de sujets passionants...), et l'on se rassure en remarquant que l'on a tous les memes soucis. Et le lendemain, on passe toute la journee a discuter avec deux lausannois - Dereck et Delphine -, qui reviennent du Pakistan, sur le retour en Suisse. Mais nous n'avons pas fait que de parler, car nous sommes partis en vadrouille - et en taxi - avec Derek et Delphine dans le desert, a la recherche du plus haut lieu saint des Zoroastriens. Apres 30 km de pistes, on repere un petit bled accroche a une montagne, concentre autour d'un arbre. Il y a un petit temple creuse dans la roche, dans lequel vient couler une petite source qui innonde le sol, deux flammes brulent, et un homme qui marmonent des prieres. Et le desert et son silence tout autour, qui tient le role le plus important... Voila, je crois avoir dit l'essentiel (donc a peu pres rien...), et la prochaine fois, on vous ecrira de l'Inde. Priez pour que l'on ne nous casse pas nos velo dans l'avion (on a deja fait plein de voeux, mais on est pas sur que ca suffise)! A plus.
Publié le 21/06/2009, à 10:00, Sh?r?z Mots clefs : L'avenir incertain du voyageur (deuxieme partie)Hey, Il faut bien l'avouer : nous sommes toujours a Shiraz, sans avoir bouge d'un poil. Et on est pas pret de repartir, puisque l'on a decide - apres avoir repousser 4 fois notre depart - d'y rester jusqu'a la fin de notre visa iranien (le 23 juin). Il fallait bien que ca nous arrive - de rester bloquer ainsi - , a nous qui etions deja si lent! En consequence, on a du modifier notre route pour l'Inde : le 22 juin, on s'envole - nous et notre chargement - pour Delhi, depuis Shiraz, avec Air Arabia. Nous avons decide de rester a Shiraz non pas parce que nous en avions marre de pedaler (et bien au contraire, notre plaisir de voyager ainsi ne cesse de croitre) mais parce que nous pensons qu'il peut etre bon de s'arreter un peu - le temps de deux semaines - en huit de voyage, afin de vivre autre chose qu'une vie de passant . Nous voici donc installe comme des rois, dans notre bel appartement, depuis une semaine. Les journees s'ecoule doucement - a lire et a se ballader - et quant aux soirees, on les passe en longue discussion avec les trois filles, soit au salon ou dans un coffe-shop branche de Shiraz (car ces demoiselles ne sortent pas n'importe ou...), que vient rejoindre le pere entre deux debat televise (car les elections presidencielle font rage. Et du reste, en etendez vous parler en Suisse?). Demain, par acquis de conscience, on par en bus (en vrai Back-packer) pour Yazd et Bander-Abbas, mais l'on sera vite de retour ! A bientot.
Au fait, j'avais promis un petit ghazal de Hafez (Shiraz, 1388-1456) :
Belle Shiraz, au site incomparable : que plaise a Dieu la garder du declin!
Et qu'il preserve l'eau du Roknabad qui, comme Kherz, rend les gens eternels!
Par Mosalla et par Jafarabad, parfume d'ambre, souffle le noroit.
Viens a Shiraz! De l'Esprit Saint l'effluve va y chercher les plus parfaits des gens.
Qui oserait parler de l'Egypte et du sucre, en oubliant les doux visages de Shiraz?
Quelle nouvelle apportes-tu, Zephyr, de ce Tsigane effronte, toujours ivre?
Si ce garcon voulait verser mon sang, dis lui qu'il est permis comme du lait.
Ne me reveille pas de mon sommeil, car en songe je parle a ton image.
Hafez, si tu redoute la separation, rends grace a Dieu de nous avoir donne l'union (Hafez, Ode a Shiraz, Le Divan)
Publié le 10/06/2009, à 18:44, Sh?r?z Mots clefs : D'Esfahan a Shiraz par les montagnes Zagros : baignades, grillades, nomades, et Mr Fatemi
Salam, Avant de commencer, on voudrait vous remercier pour tout vos messages. C'est toujours pour nous un tres grands plaisir de les lire (des images et des visages nous reviennent, comme un lien tenu, d'ici a cette petite region d'Europe...). Decidement ce voyage est place sous une bonne etoile (Dieu nous garde...), et on ne cesse de s'etonner devant toutes les heureuses circonstances qui apparaissent sur notre route. On nous avait promis de la sueur, des courbatures, des maladies, la faim et la soif, mais que nenni! Plutot que tout cela, c'est la sensation de faire une belle ballade - quelque chose comme promenade de 6000 km en 4 mois et demi - qui est la plus presente en nous et qui marque nos memoires. Esperons que cela dure (car on choisi bien peu de chose en fin de compte; bien plutot : on se fait ballader par le monde, et non l'inverse!), mais nous ferons de notre mieux - maxima potenta suui... dirait le sage Spinoza - pour tracer notre route vers Katmandu avec la meme tranquillite qu'au paravant. Mais revenons aux deux semaines precedentes. Apres avoir pris conge des amis de l'Amir Kabir Hostel d'Esfahan, nous nous sommes mis en route vers Shiraz, en prenant par les montagnes Zagros - une chaine montagneuse qui nait en Turquie, au sud du lac de Van (vous en souvenez-vous?), en qui fini sur les rives du Golf Persique. Les deux premiers jours, la route trace tout droit a travers ces paysages brules - qui semble flotter dans la chaleur - et battus par un fort vent qui nous force souvent a abandonner notre avancee (a moin de 10km/h, pendant des heures, avec le vent qui vous siffle aux oreilles) un peu plus tot que prevu, pour aller s'allonger a l'ombre du seul arbre de la plaine. Le matin, apres une nuit a la belle etoile, on se leve a 5h00 pour commencer a rouler a 6h00, afin de profiter du frais et de l'absence de vent. Vers midi, on s'arrete jusqu'a 15h00-16h00, avec au programme : pic-nic, sieste (qui est devenue un institution), partie d'echec. Les pauses de midi ont ete pour nous l'occasion d'assister a de nombreuses reprises a un curieux spectacle : assis a l'hombre des arbres, des groupes d'hommes sont assis autour d'un rechaud a gaz, d'ou emane une odeur bizzard. Ils font tourner une espece de grande cigarette metallique: ce sont des opiumanes, qui fument leur drogue afganes ou pakistanaises, comme s'ils prenaient le the de midi. Pourtant, ils ont l'air tous sympatiques, bien que legumineux. On nous en propose, on refuse, ils insistent - Ta'arof oblige - et on refuse encore, plus sechement cette fois-ci. Et on reprend notre route, les laissant a leur affaire. La route monte doucement, jusqu'a un petit col pele, a 2700m. Puis ca redescent, et plus l'on s'enfonce dans la valle, plus le monde redevient vert. Et lorsque que l'on arrive tout au fond de la vallee, on plante notre tente au bord d'une grosse riviere, gonflee par la font des neiges, entre deux magnifiques chenes, avec l'intention d'y rester deux jours. Le premier soir, on achete a deux jeunes pecheurs un gros poisson que l'on fait griller sur le petit feux que l'on a allume pres de notre campement (cela valait bien un cabris a la broche...). Le lendemain est passe a se baigner dans la riviere - on plonge dans le courant pres d'un ancien pont pour se laisser porter entre les falaises pleines de soleil, 200m plus bas - a lire et a se promener dans les alentours. Et c'est avec peine que l'on quittera le lieu idyllique. Mais les bonnes rencontre s'echainent : alors que nous arrivons au petit village de Yasouj, nous sommes invites en grande pompe par la Federation Cycliste de Yasouj dans le meilleur resto de la ville. Immaginez nous puant, apres 60 km de route sous la chaleur et dans la poussiere, assis a une table richement granie, dans une grande salle a manger doree. Les gents nous regardaient avec un drole d'air. Et apres ce repas gargantuesque, on avale en fin de journee un gros col de 15 km. Et le soir venu, on plante notre tente a cote des nomades qui se deplacent vers leur paturage d'hivers. Apres avoir etabli le contact avec eux, on nous installe sur des tapis tires au bord du feux, et on nous offre pour le souper un oignon, un pot de yogurt et du pain. Repas de roi sous les etoiles, alors que l'on tente de se faire comprendre avec nos trois mots de farsi et moult gesticulations. Au matin, on leur offre tout ce que l'on peut leur offrir : une grosse poignee de biscuit, et l'on reprend notre route vers Shiraz. Quelque km avant Shiraz, il etait ecrit que l'on devait rencontre Mr Hassan Fatemi, qui etait descendu de sa voiture pour faire ses courses dans le meme petit magazin que nous. Il nous donne son no de tel en nous disant de l'appeler lorsque nous arriverons a Shiraz, car il a un endroit ou nous loger. Ce que nous faisons en fin d'apre-midi, et Mr Fatemi nous conduit chez lui. Et il nous apparait tres vite que Mr Fatemi fait partie de la upper-class iranienne : il possede une maison locative, et il nous installe dans un appartement qu'il reserve a ses invites. Voici quatre jours que nous sommes arrives a Shiraz, et l'on a deja reporte notre depart deux fois : tout semble si parfait ici que je peine a y croire. Mr Fatemi - photographe de metier - est probablement l'homme le plus sympatique et le plus intelligent qu'il nous a ete donner de rencontrer en Iran. Et je ne parle pas de ses trois filles : toutes trois sont a l'Universite (architecture, informatique, et litterature perse), elles ont en elle l'equilibre parfait qui fait des shirazi le peuple le plus fin de toute la Perse : une vivacite d'esprit qui fait durer nos discussions tard dans la nuit, un visage si beau qui nous cloue litteralement sur place (la preuve, on ne quitte plus Shiraz), et une elegance faite de gentillesse et de retenue. Et en plus de cela, Madame Fatemi s'applique - du matin au soir - a nous faire gouter toutes les variations de la cuisine perse! Dans la cite du poete Hafez (je vous en livrerai quelques vers a l'occasion), notre bonheur est donc parfait, et comme toujours cette question qui revient : pourquoi tout cela, toute cette joie, pour nous ? Quelles rouages travaillent-ils silencieusement en notre faveur? Et a cela, meme chez Spinoza, je ne trouve pas de reponse! On voudrait pouvoir rendre cette joie au centuple, mais nous n'avons pas ce savoir-vivre, ce savoir-etre, que les Shirazi possedent instinctivement. Les occidentaux sont des rustres! Bon je crois que je vais m'arreter la. La prochaine fois que je vous ecrirai, soit nous nous sommes installe a Shiraz (je rigole, bien sur, mais en reve...), soit nous sommes entrain de cuire a Bander -Abbas, par 50 degres de moyenne, a courrir les capitaines de tout les bateaux en partance pour l'Inde! Voici pour aujourd'hui, On vous salue bien fort Publié le 7/06/2009, à 12:00, Sh?r?z Mots clefs : L'avenir incertain du voyageurBonjour tout le monde, Nous avons ete oblige de revoir nos plans : il y a quatre jours environs, un touriste francais a ete enleve au Balouchistan pakistanais, soit exactement le long de la route que nous devions emprunter. Hier, une voiture piegee explosa a Lahore - ou nous devions nous rendre pour passer en Inde -, tuant douze personnes. Ajoutons a cela les bombardements dans la valle du Swat, les quasi-quotidiens attentats terroristes dans la region de Pashawar et les milliers de refugiers qui descendent sur Islamabad, la situation n'est donc pas tres appropriee pour un petit sejour touristique... Mais c'est un beau reve qui s'ecroule aussi : point de Karakorum Highway, point de desert du Lout, adieu les sympatiques Balouches. Et c'est aussi notre ligne magique qui sera brisee par un voyage en avion, ou - dans le meilleur des cas - par un trajet en cargo (et en fin de compte, cette derniere solution me parait geniale...). Voici donc nos projets pour ce rendre en Inde : nous allons a present descendre vers le Sud, avec l'idee de traverse le Gold d'Oman en bateau pour se rendre aux Emirat Arabes Unis, et de la, cherche un cargo pour l'Inde, ou prendre un avion pour Delhi. Et ensuite aller rouler au Laddhak, au Zanskar et au Spiti. En tout les cas, ca va etre beau!!! A tout bientot.
Publié le 27/05/2009, à 10:04, Mots clefs : Seul a Esfahan...Salut a tous, Nous voici en plein centre de l'Iran : a Esfahan, fameuse pour ces mosquees couvertes de ceramiques bleues, son bazar et ses jardins. Je n'ai donc pas de quoi me plaindre, car voici a peu pres quatre jours que j'attends Jonathan, qui est partis querir notre visa indien a Tehran. Il a deja ete refoule deux fois, mais demain repasse a l'attaque; et si demain ca ne joue pas, il fait tout sauter! Il n'y a pas de monde plus fou que celui des ambassades, ni plus malsain. Mais l'on se rassure en se disant que l'administration indienne n'est pas si affreuse que cela : on connait plusieurs cas d'etudiants iraniens - deja gradues et possedant assez d'argent pour voyager - que l'administration suisse a fait attendre plus de deux ans avant de les autoriser a entrer dans le pays pour etudier a l'EPFL! Voici donc a peu pres deux semaines que l'on a quitte Tehran. Des la sortie de la ville, nous sommes tout de suite rendu compte de ce qu'il nous attendait : un grand desert. Tout d'abord, la route passe par des petites collines grises et vertes, ou poussent quelques touffes d'herbes parmis de gros rochers, puis l'on grimpe peniblement jusqu'a un petit col qui miroite dans la chaleur, tout au loin. Du sommet, on voit s'etendre a l'ouest le desert Dash-el-Kavir, comme une grande mer orangee, parsemmees de grandes plaques de sel grises. La route plonge plein sud, pour traverser un des bras du desert, avant d'arriver a Quom. Quom : second lieu saint de tout l'Iran, chef-lieu de la resistance islamiste, qui presente assez peu d'interet etant donne que l'on s'est vu refuse l'entree dans l'enorme mosolee ou repose Fatiman (je crois), la soeur de l'Imam Reza - nous avions fait l'erreur de ne pas etre musulman. J'avais de la fievre et une diaree tenace me retournait l'estomac (voila a quoi ca mene de diner dans le maison de the, avec les routiers...), c'est donc d'un regard abassourdi que je voyais defiler en direction du mausolee la clique de barbus partiarches enturbannes - regard hautain (a force de contempler Dieu...) et fier comme des poux -, suivit de leur femme-en-sac et marmaille croassante. Nous avons quitte ce lieu au plus vite, pour aller poser notre tente a trente km de la, au milieu de sympatiques pic-niqueur du vendredi. Le lendemain, nous nous sommes engages sur une superbe route secondaire, qui quittait le desert pour entrer dans les collines ou se cachent quelques belles oasis. Nous craignions de manquer d'eau, mais cela n'a jamais ete le cas, car soit on repert au loin un gros amalgame de camions - qui nous indique presence d'une source (et cela nous donne l'occasion de bavarder un peu avec les fantasiques camionneurs, et de rever aussi : ils s'en vont pour Dubai, Koweit, le Pakistan, la Chine, d'autre remonte vers le Nord, le Turkmenistan, la Turquie...) ou soit nous longeons un petit canal d'eau (comme un bisse...) qui irrigue les champs. A Kashan, nous voulions prolonger nos visas, mais cela s'est avere impossible. En contrepartie, nous avons ete invite a passer la nuit dans la maison du responsable de la pompe qui extrait l'eau de la nappe phreatique pour la ville de Kashan. Bien que le desert ne soit qu'a quelques km de la, nous nous sommes baignes dans le petit bassin du jardin. Fantastique! Et la nuit venue, on nous a installe sur un gros tapis, sur la terasse. Et etendu sous la coupole des etoiles, un vent frais venu de Dash-el-Kavir faisait se balancer les grands arbres de l'oasis, je me demandais ce que nous avions bien pu faire pour meriter tout cela... Le lendemain, nous avons pris la route pour Esfahan, qui traverse les montagnes. Mais en fin de journee, nous sommes interpelles par deux policiers un peu trop zele... Tout deux s'entassent sur une moto pourrie, et partagent une vieille carabine de chasse, et ils nous propose une escorte (!!!) jusqu'a un endroit ou ils nous autorisent de camper. Apres avoir reussi a se debarrase d'eux, en pretextant une grosse fatigue (ils voulaient nous faire rouler encore trente km), on plante notre tente non loin de l'autoroute. Au matin, on decide de prendre l'autoroute afin d'etre au plus vite a Esfahan pour faire cette extension de visa. Et en fin de compte, on fera sauter notre record de km : 120 km en une journee, on s'epate! Et voici quelques jours que je loge (Jonath etant parti guerroier a Tehran) a l'Amir Kabir Hostel, un coin fort symaptique, ou l'on croise plein de voyageurs qui tracent sur des grandes distance : en voici un en route pour Moskou, un autre pour l'Inde, d'autres revent de l'Algerie. Alors on passe nos journees et nos nuit a causer sur la terasse ou bruisse une petite fontaine, en buvant du the et du cafe, a defaut d'une bouteille de vin blanc... Sacres muslim'! Voila pour aujourd'hui, j'espere vous ecrire bientot de Shiraz. Bien a vous
Publié le 25/05/2009, à 11:05, Ispahan Mots clefs : ispahan Bloque a TehranSalut, Voici bientot une semaine et demi que nous sommes bloque a Tehran. Mais point de surprise a cela : nous devions nous confronter au monde hostil des ambassades, pour les visas du Pakistan et indien. Pour le Pakistan, nous n'avons eu aucun souci a se le procurer; en quatre jours cela etait fait et nous n'avons eu a faire qu'a des personnes sympatiques. Mais l'Indien s'annonce etre une autre affaire : il y a deux jours, nous avons depose notre dossier au consulat, ou l'on nous a dit de les contacter trois jours plus tard (c'est a dire aujourd'hui). Ce matin, on leur a telephone, mais rien ne semble encore avoir ete fait, et l'on nous a dit de revenir dans une semaine. D'autres ont du attendre un mois, esperons que l'on soit plus chanceux. Mais il ne nous reste plus qu'une seule chose a faire : attendre, et l'on sait bien que la patience est la seule arme efficace contre les ambassades et les turpitudes. Pourtant, meme si Tehran nous a, en fin de compte, beaucoup plus, le desir de reprendre la route est le plus fort : nous partirons donc demain, et lorsque l'ambassade nous certifiera que nos visas sont prets, un de nous fera un petit saut en train pour revenir les chercher. Mais pour l'instant, laissez-moi vous racconter Tehran. Tout d'abords, ce n'est pas beau. Quelques elegants grattes-ciels, quelques vieilles mosquees couvertes de ceramiques, ou encore certains parcs ou l'on va passer la soiree a l'abris des brouhah de la ville, tout au plus. Si non, un enorme flux de voiture empeste les moindres recoins de Tehran, ce qui lui vaut le triste honneur d'etre une des villes (si ce n'est la ville) la plus poluee de la planete. Mais malgre cela, Jonathan et moi-meme avons su se menager de tres bon moment - avec l'aide des iraniens, bien sur - durant notre sejour citadain. Nous y avons rencontre Ali, un iraquien en visite chez sa famille; avec lui, en debut de soiree, nous nous rendions dans le Park-e Shahr, ou se trouve une petit maison de the (les fameuses "chaikhane" iranienne) cachee entre les grand arbres. Nous nous installions en tailleur sur les tapis pour y boire le the et manger des figues, tout en fumant la pipe a eau (he oui, jamais nous ne serons des purs...). Belle maniere de passer le temps (j'y aurai bien passer ma vie, sur la terrasse de cette chaikhane), alors que derriere les murs des ambassades, l'octrois de nos visas se discutaient... Pour le jour de l'anniversaire de Jonathan, nous avons ete invite par Noori, un iranien qui a emigre en Autriche, pour aller diner en centre ville. Pour ma part, bien que durant ce voyage, mon vegetarianisme a ete mis a rude epreuve, j'ai su evite le "dizzy", plat iranien par excellence (je veux bien...), que je decrirai comme etant du pain emmiette dans du jus de cerveau (en fait, pour etre complet, il s'agit de viande boullie - dont du cerveau - que l'on reduit en puree avec un pilon, et l'on emmiette du pain dans le jus du bouilli...). Apres cela, the, figues, pipe a eau, et une petite partie de volley-ball avec les locos dans un des parc de Tehran jusqu'en fin d'apres-midi. Aujourd'hui il nous est arrive quelque chose de tres particulier : nous avons parle a des filles - et cela est assez notoire pour etre remarque. Comme vous le saviez peut-etre, en Iran, le port du voile est obligatoire. Et comme vous le savez peut-etre moin, les places dans les metros ou les bus sont strictement delimitee : une partie est reservee aux hommes, une autres aux femmes.Dans ces conditions, vous comprendrez que la separation homme-femme est telle que meme pour des touristes, elle est difficilement franchissable. Mais aujourd'hui nous nous sommes rendu a la Foire International du Livre de Tehran (une enorme mosquee avait ete transformee pour l'occasion en une salle d'exposition) et nous sommes tombe par hasard sur le stand des representations suisses et francaise. Et alors que nous regardions les livres (drole d'impression de tenir un Ph. Jacottet, ou un Rene Char, entre ses mains, apres tant de temps), nous avons rencontre grand nombre d'etudiantes (car l'Iran compte principalement des etudiantes sur les bancs des facultes) qui parlaient francais ou en anglais. Durant la conversation, nous leur avons demande ce qu'elles en pensaient, du port du voile ou encore de leur situation en Iran : moues septiques de leur part, elles semblent pas etre tres emballees par l'Imam Khomieni et ses passions islamistes. Mais bon, elles savent s'adapter (car "meme lorsque les imbeciles sont au pouvoir, il y a toujours de l'espoir"...); le voile n'est plus qu'un mince fichu que l'on attache sur l'arriere de la tete, et - toujours discretement - ce qui etait interdit devient toujours plus ou moin acceptable. Mais quelle joie ce fut pour nous deux d'entendre parler francais - un fancais delicat ou chaque mots, chaque phoneme, sont penses et articules lentement, teinte du bel accent trainant iranien; leur beau visage a demi voile d'en devenait que plus beau encore... Voici pour aujourd'hui. Nous on s'en va vers la belle Esphahan.
A bientot.
Publié le 12/05/2009, à 04:01, Téhéran Mots clefs : Message a l'attention de Aurel et FrancezcaSalut a vous,On ne retrouve plus votre adresse mail (elle a du disparaitre au fond de nos sacoches), c'est donc pour cela que vous n'avez pas recu de nos nouvelles. Mais vous pouvez nous ecrire a cette adresse : Adrien.Zanarelli@unil.ch. Comme cela, on pourra rester en contact. Mille excuse et on espere vous revoir, Jonathan et Adrien Publié le 4/05/2009, à 05:08, Mots clefs : Tehran : milieu de parcoursBonjour tout le monde, Voila pas mal de temps que nous n'avions pas donne de nouvelles, mais notre arrivee en Iran nous a grandement occupe (entrer dans un pays nouveau, dont la langue, les moeurs, les habitudes different de tout ce que vous aviez peu connaitre a de quoi vous occuper l'esprit a plein temps...). Car le passage de la Turquie a l'Iran s'est fait sentir: immediatement la frontiere passee (notons que cela s'est fait sans aucun souci, malgre le fait que la frontiere sud - Essendere/Serou - est relativement peu utilisee par les touristes, ie la crainte des kurdes...), nous avions compris que le monde avait change. En effet, les distances ne sont plus les memes : entre deux villes, on ne compte plus en heures de route mais en jours, et on evite de penser au 3000 km qui devraient nous mener a la frontiere pakistanaise, a travers - notemment - le fameux Dash-et-Lout (le Desert du Lout). Mais chaque chose en son temps, et a present nous sommes a Tehran pour quelques jours. Une fois la frontiere passee, deux route s'offraient a nous : descendre a Orumiey puis remonte sur Tabriz (nous revions de Tabriz tout les deux, berce par les illusions que la lecture de "L'usage du monde" de Bouvier avait fini par nous donner) et suivre une route a fort traffic jusque a Tehran, ou traverser toutes les montagnes du Kurdistan iranien jusqu'a Zanjan et de la, continuer sur Tehran. La premier route presentait l'avantage de nous faire passer par Tabriz, ou se trouve un magazin de velo dont le nom resonne dans tout le Moyen-Orient, et nous aurions pu rejoindre Tehran dans les plus bref delais (car nous sommes toujours aux trousses du visa pakistanais). La seconde prolongeait notre route dans les montagnes, et nous permettait de frequenter encore un peu ces kurdes que l'on aime tant, mais elle etait beaucoup trop longue. Nous n'arrivions pas a choisir:, le velo aurait bien besoin d'un petit service, mais cela nous ennuyait beaucoup de devoir quitter notre vie dans les montagnes. Face a notre indecision, il n'y avait qu'une solution : pile-ou-face (il me restait un Kuna croate au fond de ma poche), et de s'en remettre - comme tout le monde ici - entre les main d'Allah. La piece designa la route des montagnes. Soit, on s'aidera de quelque coup de pouce en camion! Mais ca commencait mal : une route toute droite, qui ondule sur plus de 300 km., avec un vent de face a tomber a la reverse et a vous reduire en miette tout l'enthousiasme (meme massif, car il en faut!) que nous portons en nous. Heureusement, on arrete sans peine un camion, chargeons les velos, et montons dans la cabine avant. Et puisqu'Allah fait generalement bien les choses, le chauffeur etait un homme fantastique (en plus de cela, il avait un don : il pouvait conduire sans regarder la route - quoique pas mal d'iraniens semblent avoir ete dote de cette qualite-la). Apres avoir fait connaissance, il s'arrete en bord de route pour nous acheter uen grosse pasteque, que l'on devore alors que l'on file vers le sud. Mais la nuit vient, et on lui explique que - puisque l'on dort sous tente - on voudrait qu'il nous laisse en pleine campagne. Mais il refuse - pretextant les loups qui vous devorent la nuit... - et part a la recherche d'un abris. Apres quelques essais infructueux, on debarque a la Croix Rouge iranienne, ou nous sommes recus comme des rois. Mais au lendemain, il nous faut reprendre la route, malgre la sympathie de nos hotes, et prendre conge avec notre chauffeur - qui a fini par dormir avec nous. Nous avions devant nous plus de trois jours de route comme nous les aimons : petite route de campagne, quelques cols pour prendre un peu l'air,et grosses valles gorgees d'eau. Et comme toujours, au bord des routes, des gents merveilleux (une rencontre parmis tant d'autre : dans un petit bled qui ne porte meme pas de nom, nous nous etions arreter pour demander de l'eau. Un kurde nous recoit, et remplit nos gourdes puis nous propose le the. Vu de l'exterieur, la maison ne paye pas de mine : une petite maison a toit plat, recouverte d'un mortier de terre, une petite court toute seche. Mais apres s'etre lave le visage, les mains, et avoir enleve ses chassures, on peut passer le pas de porte. On entre dans une grande piece tres fraiche, et l'on s'assied en tailleurs sur les plus beau tapis que je n'ai jamais vu. Le the a un gout de jasmin, et on s'assoupit doucement dans toute cette ombre qui repose le corps. apres les brulures du soleil de midi). Notre dernier jours dans les montagnes kurdes nous reservaient bien des surprises. Le matin, alors que nous nous depechions de plier notre tente avant que l'orage nous embourbe dans les marecages ou nous avions dormis (du reste, cela nous a rappele la presence des mostiques, et - avec eux - la malaria. Gare!), nous ne savions pas encore ce qui nous attendait : deux enormes cols, qui n'etaient pas signales sur la carte, et que l'on a meme pas vu passe tellement qu'il pleuvait! Apres plus de 6h30 de route qui ne faisait que de monter, nous avons plante notre tente a 15 km de la grande ville de Zanjan, avalions un plat de spaghetti, et nous sombrions dans un repos bien merite (ha le sport, ca fatigue, parfois...). A Zanjan, nous avons rencontres Reza, un etudiant en Anglais, qui nous a fait visiter sa ville. Pour le souper, nous sommes alle - en sa compagnie - dans une belle maison de the, ou l'on mange bien pour bon marche, situee en plein dans le magnifique bazar de Zanjan. Le lendemain, nous prenions le bus pour Tehran .Et notre premier contact avec cette enorme ville fut particulier : debarque a 23h00 du bus, dans une gare routiere a l'exterieure de la ville, il nous fallait rejoindre les quartiers sud, ou se trouvent les hotels bon marches. Nous nous sommes donc lances en plein nuit pour une quinzaine de km, a la recherche de notre hotel, parmis les rues grouillantes d'une circulations on ne peut plus chaotique. Les derniers jours ont ete passe a courrir les ambassades : l'ambassade suisse d'abords (une photo des Dents du Midi, vus de la digue de Prafandaz trone sur un mur de la salle s'attente. Ahhh, un peu nostalgique tout de meme, malgre la beaute du monde alentours...), ou nous avons demande une lettre d'introduction pour l'ambassade pakistanaise. Et puis l'ambasse du Pakistan, et ses files d'attentes qui vous prennent la matinnee toute entiere. Mais ce matin, nous avons passe avec succes notre entrevue avec l'ambassadeur (un homme tout a fait aimable, dont notre lubie cycliste semblait bien faire rire), et on nous octroie un mois de visa. Nous devrions les recevoirs jeudi. Mais Inch'Allah! Pour le mois a venir, les lecteurs de Bouvier s'y retrouverons (du moins, quant a l'itineraire...) : nous allons suivre la meme route - Tehran, Quom, Esphahan, Shiraz, Zahedan, et Quetta au Pakistan. Mais le monde a bien change, et les beautes rencontrees seront toutes autres.
Voila, je crois en avoir fini pour aujourd'hui,
Meilleures saluations et a tout bientot
Publié le 4/05/2009, à 03:22, Téhéran Mots clefs : Aux portes de l´?ranSalam, Je vous avais laisse en plaine Mesopotamie, entre l´Euphrate et le Tigre, la ou la terre se deploye a perte de vue - vers l´?rak et la Syrie - sans le moindre ressaut, sans le moindre mouvement. Et je vous retrouve a Yuksekova, derniere ville turque avant l´?ran, qui n´est plus qu´a quarante km. Entre ces deux points, pleins de rencontres, plusieurs cols, une magnifique route qui longe une profonde vallee, et un check-point militaire. Nous sommes restes dans le CampingCar de Francezca et Aurel de Midyat a Van. Cela nous nous a permis de nous reposer un peu et de changer durant quelques jours de style de voyage. Les distances etant parcourues rapidement, cela nous a laisse plus de temps pour visiter plus longement quelques sites historiques, notemment celui d´Hazankief : un magnifique village medieval, construit sur de hautes falaises qui surplombent le Tigre. Malheureusement, un barrage est en construction (en partie finance par la Suisse...), et la vallee tout entiere va etre innondee. Puis nous avons repris la route jusqu´a Van, sous la pluie. A Van, nous nous sommes installes pour quelques jours dans un petit hotel, afin de pouvoir profiter au mieux de cette belle ville. Mais ce sont surtout les rencontres que l´on y a fait qui nous ont marques : Hasan, un etudiant a l´universite, rencontre dans une librairie, chez qui nous sommes alles souper et qui nous a ensuite amene dans un petit club local, histoire de nous faire voir les Kurdes en action, apres quelques verres et un bel orchestre. Le lendemain, nous avons ete invite - par un requerant d´asil afgan et toute sa famille - pour le traditionel pic-nic du dimanche, au bord du lac de Van. Fantastique ! Puis nous avons repris la route vers le sud et la frontiere iranniene. Belle route, qui passe par trois cols, dont un a plus de 2700m. et qui plonge ensuite dans une vallee bordee d´enorme falaise. Le plaisir de la descente a ete quelque peu diminue par un vent de face qui diminuait notre vitesse a moin de 10 km en plein pente. Mais bon, ca forge le moral. Nous avons aussi ete arrete par un check point miltaire, qui on pris nos noms et no de passeport, car parait-il, la region est menacee par le PKK. Cela est vrai par le passe, mais il me semble que la region soit a present tres calme, et que l´armee soit juste la pour mettre la pression sur les kurdes et leurs ferveurs. Donc voila, plus qu´une nuit en Turquie et c´est fini. Nous allons tous deux etre un peu attriste par le fait de quitter ce pays qui nous a tant plus. Mais on s´en remettra vite, sur la route pour Tehran... Bien a vous tous, Adrien et Jonathan
Publié le 23/04/2009, à 12:04, Yüksekova Mots clefs : Vive le sportBonjour, bonjour, Quelques nouvelles, de Midyat, au Sud-est de la Turquie. Nous vous avions laisse un peu avant le Nemrut Dagi, mais avant de reprendre le cours de nos peregrinations, je crois qu´apres 4000 km, bientot 3 mois de voyages, une vingtaine de crevaisons, des milliers de metres de denivelation (...), des litres de the et des kilo de Baklava - et tout cela sans le moindre probleme (nos crevaisons a du etre le pire, mais je profite de cette paranthese pour vous faire part de la ruse anti-crevaison : vous prenez une vieille chambre a air, vous la couper en deux, vous l´entourer autour de la bonne chambre a air, et mettez le tout dans le pneu et prenez garde de ne pas faire tout eclater au gonflage) - le temps de quelques remerciements est venu : d´abords, le magazin de velo New Bike a Bex, pour son aide materielle et la sympathie de toute l´equipe. Si on vous donne envie avec nos histoires et que vous decider soudainement de vendre votre maison, voiture, chien et de quitter votre travail pour partir a l´aventure en byciclette, New Bike est la bonne adresse! Merci aussi a la Commune de Leysin, pour son coup de pouce financier. On porte fierement une clochette - attachee a la potence du velo - gravee a son nom. Pour l´instant, c´est le mieu que l´on puisse faire, mais - tout en pedalant - quelques idees nous viennent pour les petites presentations pour les Ecoles (Brigitte, c´est pas pour toi les conferences, t´es trop grande maintenant!). Mais reprenons: nous nous sommes donc dirige a tout petit pas - la beaute du paysage et des gents ne nous permettent pas d´aller plus vite - vers le Nemrut Dagi, avec l´intention d´en atteindre le sommet. Mais un peu avant Adiyaman, alors que l´on attaquait une grosse montee, une camionette s´arrete, et le conducteur nous explique (en turc bien sur, mais on s´ameliore de jour en jour, etant donne que l´on arrete pas de parler avec les locos) qu´il nous a pris en pitite et que - sa camionette etant vide - il a fait demi tour pour venir nous prendre. Le soir, nous sommes donc a Adiyaman, et l´on cherche a planter notre tente non loin de la ville, car on doit telephoner a l´ambassade Pakistanaise a Teheran pour nos visas, ouverte 7.30 a 9.30. Et par chance, on tombe sur un turc (ou plutot devrais-je dire un kurde) marie a une suedoise et il nous invite pour la nuit. Belle soiree, assis autour du poele, avec cette grande et joyeuse famille. Au matin, on passe notre coup de fil et c´est le coeur lege que l´on part visiter la belle Adiyaman, car l´ambassade nous certifie qu´ils peuvent nous delivrer ces visas a Teheran. Puis l´on reprend la route, mais a nouveau, une camionette s´arrete et le conducteur pose nos velo, sans trop nous demander notre avis, parmis les fruits et legumes. Soit ! Apres une petit pause the dans le village a l´entree de la vallee qui nous menera au parc du Nemrut Dagi, on remonte en selle. Quelques campings longent la route qui monte au sommet. On negocie a un prix tres raisonnable une place dans l´un d´eux, et l´on y depose toutes nos affaires, ainsi nous pourrons atteindre le sommet (plus de 1500 m. de devnivel´) sans trop de peine. Et heureusement, car meme sans bagages, nous avons du pousse les velo bien 1 heure, tant la route etait raide. Mais la petite pause de midi, dans la cabane des gardiens, avec ses hommes merveilleux, nous a redonne assez d´energie pour les derniers km. Le sommet est fantastique : une vue imprenable sur les immenses plaines de la Mesopotamie et de la Syrie, et - tout autour du sommet - des statues d´un ancien roi anatolien (desole, j´ai oublie le nom de cette tribut, mais en elle s´est rejoint pour la premiere et unique fois les civilisations grecques, perses et anatoliennes) en presence de Zeus, de divinites de la fertilite et pouvoir. Et l´ensemble a plus de 2000m. ! Les jours qui ont suivi notre ascension ont ete passe a rouler tout tranquillement a travers la campagne kurde. Quelle joie de se lever le matin avec le soleil, en plein printemps, et de prendre le the alors que la chaleur monte doucement. Et vers les 9.30, on reprend la route, en s´arretant pour boir le the avec les gents que l´on croise, et a midi, on cherche un coin d´ombre pour diner. Tout cette chaleur nous a fait grandement apprecier notre passage par les rives de l´Ataturk Baraje, les source de l´Euphrate, qui coupe la route, nous obligeant a charge nos velos sur un petit ferry, parmis les camions charge de grain. Et alors que nous nous dirigions vers Mardin - juste apres un check-post militaire (la crainte du PKK est toujours bien sensible ici, car ce fut le centre des dernier affrontements, dans les annees 90) - un CampingCar aux plaques suisse nous depasse et s´arrete. Ce sont deux jeunes qui reviennent de Jordanie, et puisqu´ils sont tres sympa et nos jambes bien fatiguee, on decide de faire un petit bout de trajet vers l´?ran ensemble. Cela devrait nous prendre 3-4 jours, et nous debarquerons a Van, eux continueant vers le Nors, nous vers le Sud - la route de cols, pour passer en ?ran. Voila, je vous aurai bien ecrit plus encore, mais nous avons rendez-vous avec un autre couple suisse, rencontrer aujourd´hui meme, qui sont eux aussi des cyclistes, mais partis pour une duree indeterminee. C´est pas tres sportif, ces petits coups de pousse en camion, CampingCar, minibus, mais je peux vous assurer que l´on est heureux comme cela! See you in Van
Publié le 14/04/2009, à 04:39, Midyat Mots clefs : Haa, la Turquie, c´est beau!!!Selam aleykum, Beaucoup de choses a racconter, depuis notre depart d´Aksaray, il y a a peu pres une semaine. On va donc faire de notre mieux. Sous un beau soleil, nous avons pris la route en direction de la Vallee d´?lhara, haut lieu touristique de la Cappadoccia lors de la saison d´ete. Mais pour nous, l´ambiance etait plutot hivernale : hauts plateaux couverts de neige a perte de vue, en toile de fond le volcan de Melendiz, a 3000 m. De quoi vous donner envie de vendre les velos contre une paire de ski ! Apres une fraiche nuit dans la neige, on s´en va pour Develi, mais en milieu de matinee, on se fait depasser par un Camping-Car aux plaques anglaise et quelques kilometre plus loin, on le voit gare en bord de route, une dame nous faisant signe de nous arreter, une tasse de the a la main. Et c´est avec plaisir que l´on se voit invite a entrer, pour un the "a l´anglaise", dans le petit interieur confortable du vehicule. Au cours de la conversation, ce couple d´anglais - qui voyage durant une annee a travers toute l´Europe et la Turquie - nous proposent un petit coup de pousse jusqu´a Develi. Sportifs comme nous seul pouvons l´etre, on accepte avec joie. Et voila nos velos et tout notre chargement (qui devient de plus en plus consequent, sans pour autant nous etre utile pour pedaler...) embarque dans le CampingCar. 90 km en a peine plus d´une heure! ?l nous aurait fallu 2 jours! Et apres avoir dine ensemble, on se separe car nous continuons a l´Est. Mais nous n´irons pas bien loin, car il y a Develi sur notre chemin, et toute ville nous retient au moin un apres-midi (nous sommes toujours a la recherche de quelque chose, vis, cordes, colle, ou je ne sais quoi encore) et les invitations pour le the augmentent avec la densite de population. En fin d´apres-midi, on parvient enfin a s´arracher, mais a peine dix minutes plus tard, on nous hele de l´autre cote de la route et nous voila invite pour la nuit par Dencer - le grand et tonitruant chef de Develi (et meme des environs, comme on le verra par la suite). Belle soiree, ou il nous a fallu tenir le rythme effrene de Dencer, qui ne parle pas un mot d´anglais, mange et boit comme quarante. Au matin, on repart comme-ci comme-ca, par une belle route de campagne qui nous remet d´aplomb. Plus on avance, plus les paysage deviennent beaux et desertiques. Un village, rammasse autour de quelques arbres, un puit, et c´est un evenement. Le soir, on croise ?zzet, qui nous arrete en francais. Nous voila invite pour la nuit, mais avant, il veut nous montrer des habitations logees dans les parois de la vallee. C´est a quelques km de la, et c´est tasse dans un Massey Ferguson que nous nous y rendrons! Le lendemain, on attaque un col a 2000 m., puis un autre et encore un autre.... Ca monte et ca descent, mais c´est beau donc ca va! Entre deux cols, il y a eut de belle soiree chez une famille turque, tranquille, qui nous a invite alors que l´orage faisait rage. Voila, voila, je manque encore beaucoup de chose, mais je crois avoir dit l´essentiel. On continue vers le Parc national de Nemrut Dagi, puis vers Mardin, tout au sud. La Turquie est definitevement un beau pays,
Bien a vous
Publié le 6/04/2009, à 01:31, Mots clefs : On the road again. Et pour de bonSalut a tous, Un petit message d´Aksaray, ou nous avons du nous y arreter deux jours, retenu par une poste-restante a Ankara qui n´arrivait pas. Nous nous sommes donc trouve un petit camping et Jonathan a pris le bus hier pour Ankara - non content de pouvoir assouvir a nouveau sa passion pour le simit - petit pain au sesame en forme de O, vendue a la criee et qui atteint ses pris les plus bas a Ankara (7 simit pour 1 YTL, vous vous rendez compte? Jonathan, lu?, s´en rend parfaitement compte...) - dans l´espoir de prendre ce paquet et de revenir le meme jour a Aksaray. Mais le destin en a voulu autrement; le verdict etait clair au guichet des postes restantes (qui nous connaissent si bien a present ) : "paquet yok" (paquet, y a pas). Mais Jonathan a finit par decouvrir - apres avoir courru a travers le centre de tri d´Ankara - que le paquet nous attendait bien sagement, mais dans une autre ville. Ce matin le paquet a donc ete renvoie a Ankara et Jonath est alle le querrir apres une nuit dans l´Otel Fuar (un autre qui nous connait bien). Pendant ce temps, j´a? tourne en rond sous la neige a Aksaray, une ville ou il est bon n´y rien faire (on developpe une de ces quapacite a ne rien faire, c´est fou). Mais bon, il n´y a pas eu que l´episode du paquet, car nous avons fait nos premiers km en Anatolie a travers ces immenses etendues desertiques. En deux jours, les stations services ont ete notre seul point de ravitaillement - on y a meme passe une nuit , dans un petit cabanon que l´on nous a prete -, et on est a present de vrais routiers (vous verrez les photos). Et il y a eut encore cette belle soiree passee dans un petit bled absolument paume, au nord du Tuz Golu, chez Isa et sa famille qui nous ont offert l´hospitalite dans leur petite maison alors que l´on chechait un endroit pour notre tente. A prensent en route pour la Capadoccia, la frontiere syrienne, Van et l ´?ran. Voyez, on ne chome pas pour autant, Bien a vous, les compagnions de la rustine PS : Merci beaucoup beaucoup pour le paquet. C´est parfait, et en plus il nous a bien fait marrer en fin de compte! Publié le 28/03/2009, à 07:00, Aksaray Mots clefs : Ankara par le tra?nSalut a tous, Un rapide mot pour vous dire que nous sommes a Ankara. Apres cinq jours fantastiques a ?stambul, il nous a fallu repartir, pour le bien de notre budjet (la noce avec au "Backpacker" - le bistro ou l`on a rencontre nos prem?er backpakers de tout pays ("and you. guys, where do you come from?") - n`aidant pas) et pour regler nos affaires de visas pakistanais. Nous sommes donc partis hiers pour neuf heures de train (on a pu ainsi assouvir notre envie de prendre un train longue-distance) et logeons dans un crouille hotel pour les quelques jours de notre visite dans la cap?tale. Mais ce matin, nos reves de visas pakistanais se sont effondres : l`ambassade n`en delivrent qu`aux turcs. Heureusement, le lonely planet aff?rme que l`on peut se le procurer a Teheran. Donc on verra cela sur place. A bientot PS : Au commendante: Hors Istambul, on ne boit que du the...ou presque... Publié le 19/03/2009, à 05:14, Ankara Mots clefs : <- Page précédente :: Page suivante -> |